5 jours dans la peau de Robert-Louis Stevenson

ACCUEIL Les expériences 5 jours dans la peau de Robert-Louis Stevenson

Voyageons dans le temps… en septembre 1878. Un jeune écrivain écossais débute son périple dans les Cévennes, accompagné de son ânesse Modestine. De ces 12 jours de marche et ces quelques 272 km parcourus du Monastier-sur-Gazeille à Saint-Jean du-Gard, R.L. Stevenson en fera un récit dans lequel il raconte dans son livre ” Voyage avec un âne dans les Cévennes ” : les paysages exceptionnels qu’il a côtoyés, ses péripéties, ses rencontres inattendues …

Cela a suffi pour motiver Marie et Louis, qui souhaitaient faire le plein de nature, à partir à l’aventure, pour découvrir les trésors découverts et
contés par l’écrivain écossais il y a 141 ans de cela, sur le désormais mythique GR®70. Et ils n’ont pas été déçus !

Marie nous raconte leur périple à travers son journal de bord !

©Thierry Vezon

J1 – Le Bleymard – Le Pont de Montvert : L’ascension du Mont Lozère

Cette première étape est une mise en jambe pour la suite du périple ! On grimpe, on grimpe et soudain, plus d’arbres mais des bruyères à perte de vue, de longues pierres verticales, plusieurs monts au loin… Quel spectacle ! On est largement récompensés de cette longue ascension par une vue exceptionnelle depuis le sommet de Finiels, le toit de la Lozère culminant à 1699m. Lors de la redescente sur la draille, on découvre une montagne joliment parsemée de gros blocs de granit et on s’accorde une pause fraîcheur dans le Tarn à notre arrivée au Pont de Montvert. Nous profitons de cette première soirée au pied du Mont Lozère pour admirer les étoiles autour d’un verre.

J2 – Le Pont de Montvert – Florac

Image 3 : LE MOULIN DE BOUGÈS
Le moulin de Bougès

Après avoir repris des forces, c’est reparti cette fois pour l’ascension du Bougès ! On monte d’abord sur la Cham de l’Hermet, d’où l’on peut apercevoir les puechs des Bondons, deux étranges mamelons et puis on poursuit dans la forêt du Bougès, en passant par le col des trois Fayards jusqu’au signal du Bougès. C’est ensuite la redescente vers Bédouès et sa belle collégiale avant d’arriver à Florac, porte des Cévennes, où nous savourons une petite glace pour se récompenser de cette longue étape !

J3 – Florac – Cassagnas : à la découverte des Gorges de la Mimente

En cette matinée ensoleillée, nous quittons Florac pour emprunter la vallée de la Mimente. On rejoint Saint Julien d’Arpaon, où l’on s’arrête pour observer les ruines d’un magnifique château, puis on emprunte ensuite l’ancienne voie de chemin de fer reliant autrefois Florac à Sainte Cécile d’Andorge. On s’imagine l’ampleur du chantier réalisé pour tracer cette voie dans la montagne. Après avoir traversé une série de petits tunnels, nous voilà arrivés à Cassagnas, au bord de la Mimente. Entourés de vastes châtaigneraies, on est bel et bien dans les Cévennes !

Chemin de randonnée ©Thierry Vezon

J4 – Cassagnas – St Germain de Calberte

Nous continuons notre périple dans un sous-bois jusqu’au Plan de Fontmort, qui fut le théâtre de combats durant la guerre des camisards. Nous empruntons ensuite l’ancienne route royale, taillée à même la roche, qui nous offre une incroyable vue sur les vallées à perte de vue. La végétation changeante, de plus en plus méditerranéenne, et les parfums de tilleul, d’arbousier et de bruyère nous font sentir que l’on plonge en plein cœur des Cévennes. On trouve sur notre chemin des vestiges de la période néolithique, tous plus surprenants les uns que les autres ! On se trouve émerveillés par la vue depuis le col de la pierre plantée où l’on fait une petite pause avant de descendre vers le village de Saint Germain de Calberte, village charmant et typiquement cévenol, où nous passerons la nuit.

Saint Etienne Vallée Française

J5 – St Germain de Calberte – St Jean du Gard

Nous reprenons notre route en longeant la rivière et traversons plusieurs hameaux où nous observons des cultures de miel et le safran, avant de rejoindre Saint Etienne Vallée Française, joli village dominé par un château et traversé par le Gardon.

Après une longue montée sur une piste forestière, nous atteignons le col de Saint Pierre à 600 mètre d’altitude. Nous rentrons ensuite en forêt pour une descente éprouvante vers Pied-de-côte, hameau qui porte bien son nom ! Nous longeons ensuite les berges du Gardon, nous invitant irrésistiblement à la baignade. Un imposant pont à arches de pierres marque notre arrivée à Saint Jean du Gard, terminus de notre merveilleux périple sur le chemin de Stevenson.

Retrouvez toutes les informations pour préparer votre séjour sur le chemin de Stevenson : www.chemin-stevenson.org

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